La culture de l’indigo fut introduite par les Espagnols
au Seizième siècle dans les Grandes Antilles où elle
connut un bel essor notamment à Saint-Domingue.
Elle n’apparut dans les Petites Antilles qu’après
la chute du prix du tabac autour de 1640. La période florissante
de l’indigo se situa entre 1680 et 1719.
En effet, douze indigoteries sont signalées en Grande-Terre -recensement de la Guadeloupe de 1682-
et plus de cent indigoteries sont dénombrées en Guadeloupe
et dépendances pour l’année 1686.
La Grande-Terre et Marie-Galante produisaient, à elles seules,
les deux tiers de la production totale.
Cette production est écoulée en Guadeloupe, en Martinique, auprès
des marchands français et étrangers, notamment des Hollandais.
A la fin des années 1720, Marie Galante qui ne compte plus que
17 indigoteries pèse peu face aux deux mille sept cent quarante-quatre
unités que compte l’île de Saint-Domingue où cette culture s’est
particulièrement développée.
Cette île s’impose dès lors comme principal fournisseur de la France
en sucre et en indigo au détriment des Petites Antilles.
A Marie Galante, l’indigo cède peu à peu sa place au coton , au café
et à la canne et s’éteint vers 1735.
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